Nous continuons ensuite sur le macadam jusqu’au Pont de Dognon où la pluie reprend de plus belle. Nous nous réfugions à l’hôtel en face du pont le temps que le gros de l’averse passe.
Puis nous repartons à travers bois. Nous arrivons à Chatenet en Dognon complètement trempés. L’hôtel restaurant est fermé. Heureusement l’épicerie bar du village sert des repas. Nous attendons que la dernière grosse douche finisse puis nous repartons par de petits sentiers qui montent et descendent. Nous arrivons à Saint Leonard de Noblat au moment où le ciel s’éclaire.
Nous trouvons refuge au gîte communal en face de la basilique Saint Leonard. Nous y trouvons tout le nécessaire pour nous remettre en état.
Nous décidons par ce temps humide et froid de passer une journée sans sac: nous allons visiter Limoge et puis nous prendrons un autre itinéraire. A part la porcelaine de Limoge, je ne connais rien de cette ville si éloignée des circuits touristiques
Nous prenons le bus pour Limoge à 8 heures du matin. Le bus nous dépose place Jourdan du nom de ce général d’origine limogeoise qui a gagné la bataille de Fleurus lors des campagnes napoléoniennes.
A pied , nous serions arrivés par le pont Saint Etienne sur la Vienne emprunté depuis des siècles par les pèlerins.
Puis, nous montons la rue du pont où se trouve la maison natale du Maréchal Jourdan.

Rue du pont Saint Etienne
Le pavement est constitué de gazettes; boites de terre utilisées pour la cuisson des porcelaines
Elle nous conduit au jardin épiscopal qui consiste à une succession de terrasses qui nous mène finalement à la cathédrale Saint Etienne.

Le clocher haut de 62 m
La partie romane comportant le porche et les deux premiers étages a été masquée lors des travaux de renforcement du XIVème siècle
De là , on accède à la ville qui détient des vestiges de différentes époques de son histoire, le tout dans un ensemble architectural assez disparate.

L’ancienne arène romaine. Boucher d’Orsay les fit combler au XVIIIème siècle pour créer une promenade ombragée aux « gens de qualité »
Nous allons éviter Limoge en rejoignant le GR. Après avoir quitté Sajnt Léonard de Noblat, nous suivrons notre itinéraire marqué par les coquilles jusqu’à Feytiat.
En chemin nous trouvons par bonheur un petit restaurant à Aureil. Il est bondé car leur cuisine est succulente
Nous suivons ensuite les marques rouge et blanc du GR. A partir de Mas Saint Gauthier, nous sommes pris dans une circulation infernale surtout après le passage de l’autoroute. A cet endroit se trouve un zoning commercial (décatlon, Mac Donald…) C’est avec peine que nous traversons .Après la sellerie des âges , nous retrouvons la tranquillité du chemin.
Solignac, est dans un creux. Nous découvrons après le dernier tournant l’église de l’abbatiale. Elle est de de toute beauté.
Nous logeons à l’hôtel en face: le Saint Eloi. Tenu par des anglais , il est très confortable et la cuisine home made goûteuse et originale comme par exemple le ragoût d’escargots aux châtaignes. En fait Saint Eloi avait reçu du roi Dagobert la Villa Solemniacum pour y fonder son monastère.
Nous commençons la journée par la visite de l’église qui est très lumineuse et donne une impression de puissance.
Nous admirons de curieuses stalles du XV ème siècle.
Nous sommes happes par la beauté du village.
Nous passons le pont roman puis nous montons au sommet du plateau d’où l’on jouit encore de belles vues sur Limoge.
A Reynac nous prenons la route derrière l’église puis la route à gauche vers champs perdu. Là prendre à droite vers la Judie Où nous retrouvons les marque du chemin.
Nous nous trouvons face à face avec le château de Saint Martin le Vieux.
Nous logeons à la chambre d’hôte chez Monsieur et Madame Guindre. Ils élèvent des chèvres avec le lait desquelles ils font un fromage délicieux. Nous passons une agréable soirée en compagnie de pèlerins du Jura.