Nous avons mis à profit la soirée pour nous renseigner de l’itinéraire à suivre pour rejoindre la GR. Ce n’est pas difficile, il suffit de suivre la route, traverser le pont et suivre le rio sur une piste à droite. A cet endroit en effet on retrouve les marques du GR à moitié effacées. Nous revoilà dans une forêt de pins. Les marques sont biens visibles sauf à un endroit où l’on vient d’abattre les arbres, on manque de se perdre car le sentier est barré par les troncs d’arbres qui jonchent le sol.

attention, ne nous perdons pas

Attention , ne nous perdons pas

Heureusement dans ce type de situation le GPS est très précieux. Le sentier finit par nous conduire au bord du rio qui saute gaiement de pierre en pierre dans une végétation luxuriante.

le rio Cuervo

Rio Cuervo

 

Un peu plus loin deux chevreuils s’enfuient à notre approche. Heureusement qu’à cet endroit le sentier est bien visible et bien entretenu car nous n’avons plus de carte. La vallée bientôt s’élargit et laisse apparaître le village tout blanc de Santa Maria de la Val (ou Sal) au pied de la falaise. Une bergère gardant quelques chèvres et moutons nous regarde passer sans rien dire. Le village est désert et le bar ne fait pas de sandwich.

Santa Maria de la Val

Santa Maria de la Val

Nous quittons la GR qui passe par Lagunaseca et Mansegosa pour nous rendre Beteta où nous avons réservé. Nous suivons la piste qui longe le lac de la Tosca : ici le rio Cuervo a été domestiqué, un barrage retient ses eaux vagabondes.

fagots d'osier

Fagot d’osier

El Tobar

El Tobar

Beteta

Beteta

Nous prenons la première piste à droite qui va nous monter sur le plateau. Une source d’eau fraîche est la bienvenue car j’ai oublié ma grande gourde à Vega del Cordono, il ne me reste plus que ma petite gourde pendue à ma ceinture. Après avoir passé une petite chapelle à moitié en ruine, nous traversons un plateau semi aride où seuls poussent quelques genévriers rabougris. Nous finissons par déboucher sur la vallée de Beteta. Les deux lagunes de El Tobar paressent à nos pieds, Beteta nous apparaît au loin comme une forteresse accrochée au bord de son éperon rocheux dominée par son château d’origine arabe. Dans la campagne, des fagots coniques d’osier fraîchement coupés sèchent au soleil. Pour arriver à l’hôtel Los Tilos, nous traversons cette petite ville. Nous faisons un petit arrêt sur la place dotée de soportales en bois typiquement castillane. Un vieux monsieur veut négocier mes cannes de marche qu’il trouve très pratiques.J’aurai pu les lui laisser : elles on rendu l’âme un peu plus loin dans la vallée de l’Alto Tajo.

Beteta

Beteta

Cartes : 564-2, cartes manquantes : 564-1, 539-3.